Un système ferroviaire plus lisible et mieux organisé

2 avril 2016 | Actualités du ferroviaire

Le marché ferroviaire est décrit en 2016 comme plus lisible, sans pour autant satisfaire la majorité des utilisateurs qui dénoncent encore le manque de transparence au niveau des 
propositions tarifaires, la complexité des offres, le peu d’information sur les dates et sillons possibles et l’abandon des lignes capillaires.

Pour les chargeurs, le transport routier reste la solution la plus accessible, tant d’un point de vue financier que sur le plan organisationnel. Selon le dernier sondage réalisé par le cabinet Eurogroup Consulting dans le cadre du salon international du transport et de la logistique (SITL Europe 2016) qui ‘s est tenu fin mars à Paris, 73% du panel – constitué de 80% de chargeurs « industriel », de 11% de commissionnaires de transports et de 9% de chargeurs « distributeurs »-, déclarent utiliser le transport routier pour l’acheminement de leurs marchandises. 
Tout particulièrement pour le transport des produits de grande consommation, des granulats, des matériaux de construction et de l’automobile.

La combinaison ferroviaire conventionnel-route gagne 15 points par rapport à l’édition 2015

Le panel s’accorde toutefois à reconnaître les avantages du transport ferroviaire, notamment en matière de massification, respect de l’environnement et de sécurité. Le transport ferroviaire conventionnel conserve ainsi sa première place pour le transport des produits agricoles, dangereux, de la chimie et de la métallurgie. Le panel privilégie la combinaison du transport ferroviaire conventionnel et du transport routier. Les modes combinés sont davantage utilisés pour le transport des produits de grande consommation, des granulats, des matériaux de construction et de l’automobile. Enfin, les opérateurs ferroviaires de proximité bénéficient d’une certaine autonomie sur une zone définie. Un avantage non négligeable que les chargeurs n’ont pas manqué de souligner. Ces derniers apprécient notamment la flexibilité, la régularité de même que le service de proximité.

Selon le sondage 2016, sur le panel utilisant le mode ferroviaire, 40% des chargeurs interrogés déclarent transporter plus de 500 000 tonnes par an et 12% affirment transporter plus de 1000 EVP (Equivalent vingt pieds pour un conteneur) par an. 24% du panel préfèrent regrouper leurs marchandises avec d’autres chargeurs, contre 27% l’an dernier. Seulement 6,2 % des embranchés adoptent en revanche cette politique de regroupement des marchandises.

Le niveau de sollicitation du transport ferroviaire reste inchangé

Si le niveau de sollicitation du panel pour transporter les marchandises par voie ferroviaire reste inchangé par rapport aux précédentes éditions, les entreprises ferroviaires sont largement sollicitées pour organiser les flux ferroviaires ou combiné rail/route. Pour le panel, ce sont les entreprises ferroviaires suivies des commissionnaires de transport qui sont les plus proactifs pour transporter des marchandises par voie ferroviaire. Au vu de l’évolution de ces trois dernières années, relève le sondage 2016, la lisibilité sur l’organisation et le système du fret ferroviaire parait s’améliorer. L’opinion négative des répondants est passée de 60% en 2013 à 50% en 2014, à 40% en 2015 et à 34% pour cette nouvelle édition, notamment sous l’effet de la composition du panel. Cependant 43,8 % des embranchés fer trouvent toujours l’organisation peu lisible alors qu’ils sont au cœur du système.

Les chargeurs souhaitent une amélioration des coûts et des délais

Si le manque d’adéquation de l’offre ferroviaire avec les besoins des chargeurs est moins marqué qu’en 2015, 53% du panel dénoncent encore l’inadéquation de l’offre ferroviaire et 56% pour les embranchés. Parmi les plus concernés, les chargeurs qui transportent des produits de grande consommation.

Les chargeurs se disent globalement favorables au transport ferroviaire de marchandises à condition d’en améliorer l’organisation en précisant « le qui fait quoi » et en identifiant mieux les acteurs sur l’ensemble de la chaine. Dans la même veine, la réalisation d’une cartographie des flux, des sillons, des lignes régulières exploitées et des sites embranchés, serait nécessaire.
Parmi les autres propositions, les chargeurs se déclarent favorables à la mise en œuvre d’une plate-forme web de planification et de validation des opérations de traction, partagée par les parties prenantes au projet.

 

 

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